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Analyse statique postural

POSTUROLOGIE & POSTUROPODIE

Syndrome de Defience Posturale 

Le Syndrome de Déficience Posturale (S.D.P.) ou maladie du Système Postural d'Aplomb a été décrit par Martins Da Cuhna en 1979. Ce syndrome est consécutif à une altération de l’équilibre tonique et postural.

La pathologie posturale survient lorsque les centres de régulation (centres intégrateurs du système nerveux central) ne parviennent plus à réaliser une synthèse congruente des informations reçues par les différents capteurs (les yeux, les pieds, le vestibulaire, la mâchoire et le système articulaire et musculaire)​.

Pathologies qui le provoquent:

  • Lombalgies chroniques, sciatalgies récurrentes, hernies discales

  • Gonalgie, scapulalgies, coxalgies fréquemment asymétriques

  • Cervicalgies avec torticolis récidivants, dorsalgies--Blessures musculaires récidivantes

  • Céphalées

  • Polyalgies et autres tableaux fibromyalgies

  • Persistances de douleurs après prothèses articulaires

  • Scolioses

  • Hypertonies musculaires douloureuses localisées et résistantes au traitement

  • Dyslexie, dysgraphie

  • Tendinopathies récidivantes

  • Entorses récidivantes

  • Syndromes vertigineux posturaux

  • Épines irritatives calcanéennes

  • Syndrome de Morton

  • Hallux valgus

  • Aponévrosites plantaires

  • Perte de la performance

Neurophysiologie

L’organisation posturale s’organise à partir de la direction du regard.

La neurophysiologie nous dit que notre système central repose sur des modèles internes que nous avons créés durant sa maturation et alimenté durant tout au long de notre vie, ainsi le système nerveux central va fonctionner sur des prédictions. Nous disposons d’un répertoire de réactions posturales; ces synergies sont des réactions stéréotypées, déclenchées par des configurations particulières de signaux sensoriels. On perçoit ici le rôle clé de ces capteurs, à la fois détecteurs et déclencheurs, dont l’information, vestibulaire par exemple, n’est pas seulement un signal mais aussi un signe.

Lorsque l’image prédictive ne correspond pas à la réalité un code erreur sera créé (ce contrôle postural s’appuie sur différents sous systèmes, au premier rang desquels se situent les systèmes sensoriels qui renseignent sur les caractéristiques des stimuli provenant de l’environnement et/ou de l’individu. 

C’est à ce moment-là que le posturologue intervient.

Le bilan postural aura mis en évidence les entrées dysfonctionnelles ou les défauts d’intégration sensorielle responsable de ce code erreur. Puisqu’il existe trois entrées primaires : l’œil à travers la rétine, le système vestibulaire à travers les canaux semi-circulaires et le système otolithique et le pied à travers les capteurs plantaires.

Nos semelles vont fonctionner sur le principe de l’information différentielle, c’est-à-dire que nous allons ajouter des zones de contact qui n’étaient pas répertoriées dans la bibliothèque de modèle interne.

Cette nouvelle information sensorielle va être analysée par le système postural qui va ou non valider la nouvelle proposition de ce nouveau modèle recalibrant l’ensemble du système.

Proprioception

La proprioception est un sens (comme la vue, l’ouïe, le tact) qui repose sur la présence de capteurs sensibles à l’élongation qui sont situés dans tous nos muscles.

Elle fonctionne toujours en collaboration avec d’autres sens avec lesquels elle constitue un système  appelé « postural » car son rôle a été d’abord décrit dans la régulation de la posture. L’ensemble est à l’origine du « sens du mouvement » (Berthoz).

Notre peau plantaire (capteur primaire) possède des capteurs sensibles à différents stimuli (la chaleur, l’étirement, la pression, la vibration).

Les muscles composés de myofibrilles sont sensibles à l’étirement (capteur secondaire). Certaines modalités sensorielles présentent une fonction à la fois extéroceptives et proprioceptive (La proprioception est la perception consciente et inconsciente que nous avons de notre corps dans l’espace), comme la vision (tension des muscles oculomoteurs, information rétinienne), la peau, l’audition ou l’olfaction (Roll).

Nos semelles peuvent donc avoir une action de modulation des appuis et une action sur l’étirement des fuseaux neuromusculaires.

Toute stimulation asymétrique susceptible d’induire une modification de la distribution des pressions plantaires d’un pied par rapport à l’autre ou au sein du même pied entraîne une réponse posturale tendant à compenser la répartition inégale des pressions, celle-ci signifiant que le corps s’est écarté de sa position d’équilibre.

Par conséquent les semelles posturales sont des semelles avec des asymétries millimétriques, nous plaçons des éléments de faibles épaisseurs (de 1 à 3mm en moyenne) à certaines régions du pied afin de créer une stimulation qui entraînera une réaction posturale.

Son rôle est reconnu dans 3 fonctions :

  • régulation de la posture,

  • détermination de la localisation spatiale des informations sensorielles (visuelles, auditives)

  • participation au développement harmonieux des perceptions sensorielles au cours de l’enfance.

C’est à travers à ces 2 dernières fonctions qu’elle pourrait intervenir dans les capacités de lecture et d’attention, c’est pourquoi, en posturologie, on travaille sur la proprioception dans la prise en charge des patients “DYS”. 

Comment agissent-ils?

Ces petits éléments vont agir sur les récepteurs plantaires (le tact) qui sont davantage impliqués dans la régulation des oscillations posturales de faibles amplitudes et sur la proprioception qui est sollicitée plus tardivement pour réguler les oscillations corporelles plus amples.

Hacbarth K, montrait qu’une stimulation des corpuscules des Meissner (mécano récepteur de la peau) entraîne une augmentation du tonus des muscles sous-jace.

Semelles postural
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